Appel constant

Tom Nisse, Appel constant, L’Image Transfigurée, A5, 32 p., 2019, 7 euros.

Compte F. Liénard : BE95 0638 8763 9658

(frais de port: 2 euros pour la Belgique, 4 euros pour l’Europe)

Communication: « Tom Nisse »

François Liénard, Du monde au balcon, 2019. D'après Appel constant de Tom Nisse

François Liénard, Du monde au balcon, 2019. Collage d’après Appel constant de Tom Nisse

 

Appel constant est un recueil de poésies écrites à partir de peintures et dessins de Rubens, Courbet, Goya, Malevitch, Picabia, Appel…

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De Panne, la panne, les panures

F. Liénard, De Panne, la panne, les panures, L.E.Q.C.D.N.A.C.P., 32p., 2019: 5 euros
(frais de port inclus pour la Belgique)
Compte F. Liénard : BE95 0638 8763 9658

 

Communication: « De Panne »

« C’est samedi jour de marché, poulet rôti, poissons frais,

Nous passons devant le kultureel centrum où se répandait

Jadis le corso fleuri avec ses chars, ses temples chinois et

D’autres anthologies, d’autres fioritures, c’était au temps

Où l’homme marcha la première fois sur la Lune, il faut

 

Ensuite passer devant cette vitrine aménagée

En petit Musée de la Mer, chargée de coquillages,

De maquettes de bateaux et de cartes postales

Anciennes qui nous font signe depuis les heures

Riches qui graissent notre appétissante mélancolie. (…) »

La Mer de Sable

F. Liénard, La mer de sable, Editions Le Vert Gazon, 42p., 2018: 5 euros
(frais de port inclus pour la Belgique)
Compte F. Liénard : BE95 0638 8763 9658

 

Communication: « Mer de Sable »

La Mer de Sable

 

« Au temps du rococo aux théâtres imbriqués dans la rocaille, était la Mer d’Estambruges bordée de bruyères que l’homme assécha, sans doute lassé de jouer à colin-maillard en compagnie de pourtant fraîches beautés peintes avec un pinceau si léger.

Des plantes carnivores comme le drosera et le pic noir gardent ce lieu-dit, la forêt s’entrouvre en une clairière de sable, sous les pins sylvestres qui fleurent la Côte d’Azur l’on pénètre dans la lande. » (…)

 

Naar Koksijde

F. Liénard, Naar Koksijde, Zavelplein Editions, 52 p., 2017: 5 euros

 

« Entre Coxyde et Oostduinkerke, au-delà de la

Maison aux polygones évoquant une ruche,

Commence le domaine du rêve, le Paradis

Perdu retrouvé presqu’intact, aux fines

Et délicates vacances à flanc de dunes,

Au chaud dans sa panne, au frais sur sa crête.

 

C’est un Gizeh dont les pyramides étaient

Les bunkers aujourd’hui dynamités,

Semé d’oyats, de panécauts (cette espèce

De chardon), d’ombellifères (ces parasols

Retournés par le vent), de salicornes

(Ces légumes ensablés, salés et cornus). »

 

Duinenhuis 2

Duinenhuis Koksijde

Le chemin de verre

F. Liénard, Le chemin de verre, L.E.Q.C.D.N.A.C.P., coll. Déraille, 40 p., 2017: 5 euros

Le chemin de verre

La technique de ces poèmes est automatique – laisser venir ce qui vient à l’esprit, ce qui émerge de cette soupe – dans un espace et un temps donnés – ici entre la gare de Jemelle (Province de Namur) et celle d’Arlon (Province de Luxembourg). Un premier jet tient du ready-made – cet objet banal que Marcel Duchamp fit entrer dans le monde des Beaux-Arts –, les mots sont ce qu’ils sont, disposés dans une phrase. Une relecture modifiera – très peu – le texte initial en faisant jaillir quelques étincelles de ces ferrailles emmêlées, de ce train-train textuel. Ces choses achevées sont donc des poésies semi-automatiques qui parlent – vu le lieu, un wagon de train dans la campagne et le temps, une petite heure de trajet – de rails, de neige, de nourriture (le dîner est proche) et même d’attentats. Un mot en engendre un autre, et souvent de façon purement auditive. Ces poèmes ont des accents  (parfois incantatoires et ridicules) de ceux de poètes connus, au plus grand des hasards de ce trajet entre deux gares un matin d’hiver, ce chemin de verre.